Au cœur d’une installation de tubage : comment nous avons raccordé une nouvelle chaudière à travers le mur et le toit

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L’essentiel du travail d’un ramoneur se déroule hors de vue — à l’intérieur d’un mur, au sommet d’une souche de cheminée, ou sur un toit où la plupart des propriétaires ne montent jamais. Pour montrer ce qu’implique réellement une installation de tubage dans les règles de l’art, nous vous faisons suivre un chantier réel réalisé par notre équipe : le raccordement d’une nouvelle chaudière à une cheminée maçonnée existante via un conduit en inox, avec un passage à travers le mur puis à travers le toit.

Pourquoi un tubage est nécessaire

Les cheminées maçonnées anciennes ont souvent été construites pour des foyers ouverts ou d’anciens systèmes de chauffage, pas pour les chaudières et poêles installés aujourd’hui. Un conduit nu en brique ou en parpaing peut avoir le mauvais diamètre, ne plus être étanche, être fissuré, ou tout simplement ne pas convenir à l’appareil à raccorder. L’installation d’un tubage — un conduit continu en inox ou rigide courant sur toute la longueur de la cheminée — résout tout cela : il offre aux gaz de combustion un chemin lisse, correctement dimensionné et étanche, de l’appareil jusqu’à l’air libre.

Parmi les signes qu’un tubage s’impose : une cheminée structurellement saine mais surdimensionnée pour un nouvel appareil, des fissures visibles ou du mortier qui s’effrite à l’intérieur du conduit, des problèmes de tirage persistants, ou — comme sur ce chantier — l’installation d’une nouvelle chaudière qui nécessite sa propre évacuation dédiée et conforme aux normes.

Étape 1 : ouvrir le mur pour atteindre le conduit existant

Le premier travail a consisté à localiser et dégager l’ancien raccordement du conduit dans le mur enduit. Notre technicien a percé l’enduit pour atteindre la tuyauterie d’origine, révélant une ancienne canalisation en mauvais état. C’est une étape normale du processus — on ne peut ni évaluer ni remplacer ce qu’on ne voit pas, et ouvrir le mur au bon endroit est le point de départ de toute l’installation.

Étape 2 : découper et ajuster le nouveau conduit

L’ouverture faite, l’ancienne section a été recoupée et un nouveau conduit en PVC a été mesuré, coupé à dimension et présenté à blanc avant l’assemblage final — en vérifiant l’angle et l’alignement par rapport au point de raccordement de la chaudière. Chaque jointure doit s’emboîter correctement du premier coup : un conduit d’évacuation légèrement désaligné peut créer des fuites ou restreindre le tirage plus loin dans le circuit.

Étape 3 : sceller et finir l’ouverture du mur

Une fois le conduit correctement positionné, l’ouverture a été refermée au mortier autour de lui, et une trappe de visite en inox — clairement marquée à notre nom — a été scellée dans le mur à proximité. Cette trappe compte : elle offre un accès futur pour l’inspection ou le ramonage sans avoir à rouvrir l’enduit à chaque fois. Une finition soignée ici n’est pas qu’esthétique ; c’est ce qui rend les dix prochaines années d’entretien simples au lieu d’invasives.

Étape 4 : faire monter le conduit jusqu’au toit

Depuis le raccordement de la chaudière, le tracé continue vers le haut, sort par le toit et rejoint la souche de cheminée en brique existante. Notre technicien a porté la nouvelle gaine sur le toit jusqu’à la cheminée, en progressant prudemment le long du faîtage — cette partie du chantier relève autant de la sécurité et de l’accès en toiture que de la gaine elle-même. Au sommet de la souche, la dalle de couronnement en béton a été découpée à la meuleuse pour créer un passage propre pour le nouveau conduit.

Étape 5 : poser le tubage et le chapeau

Le conduit en inox a ensuite été descendu dans la cheminée et coiffé d’un chapeau conique anti-pluie — la pièce qui empêche l’eau d’entrer tout en laissant les gaz s’échapper librement. Réussir ce dernier raccordement, c’est ce qui protège toute la structure de la cheminée des infiltrations d’eau au fil des années — pas une étape à expédier.

Étape 6 : tester l’installation

Avant de déclarer le chantier terminé, le système a été testé — y compris un test de fumée pour confirmer que le tirage passait correctement dans le nouveau conduit et s’échappait proprement au niveau du chapeau. Ce n’est qu’une fois le flux d’air et l’étanchéité vérifiés que l’installation est considérée comme achevée.

Ce que ce chantier montre du tubage en général

Chaque chantier de tubage suit la même logique, même quand la configuration diffère : évaluer le conduit existant, n’ouvrir que ce qui est nécessaire pour l’atteindre, poser un conduit correctement dimensionné sur toute la longueur de la cheminée, sceller chaque jointure, prévoir un accès correct pour l’entretien futur, et tester le résultat. Le coût et la durée dépendent surtout de la longueur du conduit, du nombre de coudes, de l’ampleur des travaux de maçonnerie et de l’accès au toit — c’est pourquoi chaque projet de tubage commence par une visite d’évaluation sur place plutôt que par un devis au téléphone.

Quant à la durée de vie : un bon conduit en inox, correctement posé, sert en général 15 à 20 ans ou plus avant de devoir être remplacé — à condition que la cheminée soit ramonée et inspectée au rythme habituel.

Vous envisagez de faire tuber votre cheminée ?

Si votre cheminée est plus ancienne que votre système de chauffage, ou si vous prévoyez d’installer un nouveau poêle ou une nouvelle chaudière, il vaut la peine de faire évaluer le conduit avant de vous engager sur un appareil. Contactez-nous et nous viendrons y jeter un œil.